5.3.12

prochaine station <--- essanraptnoM <----


CZAR GUTIÉRREZ SERÁ JURADO DEL PREMIO CASA DE LAS AMÉRICAS EN CUBA
De La Habana a Montparnasse
TRADUCCIÓN AL FRANCÉS DE SU OBRA 80M84RD3R0 SE PRESENTARÁ EN PARÍS
por : 
GONZALO DEL ROSARIO > [ diario CORREO, Trujillo, febrero 2012 ]

15.2.12

""mi verso es de un verde claro / y de un carmín encendido / mi verso es un ciervo herido / que busca en el monte amparo"" [guantanamera]


Centro Cultural
Dulce María Loynaz
Debate: “lo local y lo global en la narrativa latinoamericana y caribeña del siglo XXI: deudas, retos, propuestas y desafíos de la joven narrativa del Continente”

El Encuentro de Jóvenes Escritores de América Latina y el Caribe sigue su curso en el Pabellón Cuba con sesiones dedicadas a la poesía este jueves, y el viernes 17 se clausurará en la sala Nicolás Guillén de la Cabaña
(…) La tarde estuvo cargada de intensos y profundos acercamientos a la narrativa que se produce en el Continente desde un punto de vista crítico y valorativo. El panel desde su título incitaba a reflexionar sobre “lo local y lo global en la narrativa latinoamericana y caribeña del siglo XXI” y a responder cuáles serían las “deudas, retos, propuestas y desafíos de la joven narrativa del Continente”. Para ello se colocaron en el centro del debate Daniel Ferreira (Colombia), Alejandro Carpio (Puerto Rico), Miguel Antonio Chávez (Ecuador), César Gutiérrez (Perú) y Susana Haug (Cuba), quienes lanzaron las primeras reflexiones al ruedo propiciando preguntas y comentarios del resto de los asistentes.
De manera general, todos coincidieron en que la autenticidad de la literatura actual no está sólo en el abordaje de temas locales o nacionales sino también (y quizás en mayor medida) en la amplificación que se haga de esos temas que parten de realidades propias. “En el tema de lo particular y lo global fue cancelada la idea de que lo auténtico es lo local” —apuntó Daniel Ferreira.
Tópicos como lo urbano, la violencia, la cultura de los medios masivos de comunicación, la tecnología más avanzada y, en especial, el impacto que ha tenido Internet en la vida social y cultural, son algunos de los más abordados por la narrativa actual desde una perspectiva global. Se abogó por una literatura que supere los límites nacionales o de cualquier otra naturaleza, a propósito de esto César Gutiérrez afirmaba que la nueva narrativa debe eliminar el nacionalismo, el sexismo, el racismo, etc., y dedicó varios párrafos a desarrollar la idea de las confluencias entre tecnología y literatura. Vivimos rodeados de pantallas —afirmaba—, y los libros han pasado a ellas; se escriben libros con versiones dobles, una digital y otra en papel, novelas cuyo contenido solo puede entendido si se sigue una revista digital, blogonovelas, y otro largo etcétera… (Caridad Tamayo, CASA DE LAS AMÉRICAS)
                  

14.2.12









7.2.12

the cuban missile crisis the februari crisis in cuba caribbean crisis kарибский кризис


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CENTRO CULTURAL DULCE MARÍA LOYNAZ
martes 14 feb 4: 00 p.m.: Lectura de narrativa y poesía latinoamericana:
Raúl Flores Iriarte (Cuba), Sonia Silva-Rosas, Walter Jay (México), Maylan Álvarez (Cuba), Dayana López (Venezuela), Ulises Juárez Polanco (Nicaragua), Czar GutiErrez,Larry González (Cuba)

1:30 p.m.: Mesa-debate: Lo local y lo global en la narrativa latinoamericana y caribeña del siglo XXI. Deudas, retos, propuestas, desafíos de la joven narrativa del continente.
Panelistas: Susana Haug (Cuba), Miguel Antonio Chávez (Ecuador), , Czar GutiErrez, Daniel Ferreira (Colombia), Alejandro Carpio (Puerto Rico). Moderador: Jorge Enrique Lage (Cuba).

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FORTALEZA SAN CARLOS DE LA CABAÑA
VIERNES 17 FEB 18:00 PREMIACIÓN
Concurso Latinoamericano y Caribeño de Novela Alba Narrativa 2012
JURADOS:  Chiqui Vicioso (Rep. Dominicana), Marilyn Bobes (Cuba),
 Czar GutiErrez, Alejandro Carpio (Pto. Rico),
Miguel Antonio Chavez (Ecuador)


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22.9.11

le grand collisionneur de hadrons ( l h c )

   BOMB4RDI3R lE ROMAN CIN3TIQUE 
 anouk guiñé (fatal skin ;)

Bombardier[1], qui n'est pas un livre mais un "artefact", comme le dit son auteur, est une véritable explosion poétique cyberpunk et biopunk, une arme de déconstruction massive du langage et un accélérateur de particules.
Ma lecture de ce roman, qui n'est pas roman, mais synthèse, cristallisation et paradigme de tous les genres littéraires que nous connaissons, a commencé au-dessus des nuages: à 9500 m d'altitude, 967 km/h, et 10210 km à parcourir jusqu'à ma destination. Bombardier et moi avons traversé les cieux et les nuits de mille refuges de Nuagegris (nom donné à la ville de Lima dans le livre) à Paris, via Amsterdam, à bord d'un Boeing 747-400. Une musique arabe du Moyen-Orient, celle que propose KLM à bord de ses avions, a inondé et nourri ma lecture pendant plus de 9 heures. Je ne pouvais imaginer commencer Bombardiersans musique arabe, la bande sonore parfaite pour une histoire qui se base sur les attaques du 11 septembre 2001.
Je ne voulais cesser de voler avant d'avoir terminé la dernière page. Parce qu'une fois que vous entrez dans ce papier, dans ce texte et dans cette machine et mécanique de flux, de fluides et de fragments, vous ne voyez plus le monde, la beauté et la poésie comme avant. Et je mets au défi quiconque de démentir le fait qu'il existe un avant et un après Bombardier dans l'histoire de la littérature latinoaméricaine.
Citant Mircea Eliade, l'écrivain et juriste Kadel Sabir (2011) écrit dans 9/11: Credo quia absurdum. Ground Zero est devenu un Axis mundi, un lieu hiérophanique par excellence où "le sacré se manifeste"; cette irruption du sacré crée un point fixe où gravitent toutes les valeurs. Tout comme l'on pense que le soleil tourne autour de la terre, on pense aujourd'hui que la morale tourne autour de Ground Zero. De la même manière que Bombardier a pour axe Ground Zero, l'histoire du roman, son sens du sacré et ses valeurs sont voués à tourner autour de Bombardier. Les mots millimétriques, chirurgicaux et corrosifs du poète péruvien Czar Gutiérrez, le langage, jamais agressif et d'une grande élégance, le graphisme, les codes, les symboles, les douleurs, les circuits internes - électroniques, mécaniques, chimiques, organiques et humains - et les voies virtuelles sans cesse explorées, le mouvement que donne l'auteur aux machines volantes, aux corps, aux métaux, aux cristaux, au plasma, au mercure, aux jouissances, aux cerveaux, à la lumière, aux sentiments et à la mort, sont incroyables parce qu'inédits et hautement innovateurs. Je dis "mouvement" parce que je considère que Czar Gutiérrez a inauguré l'aire cinétique du roman. Et je dis "électronique" parce que je considère qu'il a aussi inauguré l'aire cibernétique du roman latinoaméricain. Nous sommes face à une écriture qui connaît l'art de paralyser un avion en plein vol et de le faire s'écraser contre l'infini et l'éternité contenus dans la poésie la plus élevée qui fait transpirer de jouissance en jouissance. Nous sommes totalement dans la logique de Roland Barthes quand, dans Le plaisir du texte (1973), il affirme: L'écriture est ceci: la science des jouissances du langage, son kamasutra (de cette science, il n'y a qu'un traité: l'écriture elle-même)... j'irai jusqu'à jouir d'une défiguration de la langue, et l'opinion poussera des hauts cris, parce qu'elle ne veut pas qu'on ‘défigure la nature'. Et pour défigurer le langage comme le fait Czar Gutiérrez, il ne faut pas seulement aimer et souffrir dans tous les sens du terme, mais se mettre aussi en danger constant à travers le langage, sa structure et sa jouissance. Parce qu'il s'agit bien de cela, c'est-à-dire, je le réitère, des jouissances du langage et de jouir d'une défiguration de la langue. Dévore-moi, déforme-moi à ton image, écrit Marguerite Duras dans Hiroshima mon amour, dans un lieu défiguré par la guerre et où la jouissance amoureuse va jusqu'au désir de défiguration des corps. De fait, depuis le debut du premier chapitre, Reset, Czar Gutiérrez nous dit: Quelqu'un s'apprête à défigurer la géométrie du globe, quelqu'un veut effacer les coordonnées, quelqu'un veut, quelqu'un cherche, quelqu'un planifie. Ce que nous ne savons pas encore, c'est que l'auteur s'apprête à défigurer la géométrie du langage et des corps en une sorte de fragmentation qui renvoie à la poésie de Jorge Eduardo Eielson, en particulier à Nuit obscure du corps. De la poussière et vers la poussière, Czar Gutiérrez opère ces défigurations en construisant une nouvelle architecture du roman et des mécanismes d'écriture, et inaugure ainsi une nouvelle relation entre les communautés structurelles qui connectent l'écrit fait de "lettres" et l'écrit fait d'"images", comme le propose la textique en voulant établir une théorie unificatrice des structures de l'écrit. En outre, l'oeuvre de Czar Gutiérrez appartient aux arts plastiques: elle éveille nos sens à partir d'une dimension tactile, visuelle et musicale, au point d'inspirer des artistes tels que Tito Dominguez (frontman du couple électronique Jardín Solar) qui travaille depuis les arts visuels et la musique électronique: (2009, Sophie Canal (écrivaine) et Gabriel Gargurevich (musicien) qui ont composé une chanson produite par Jonni Chiappe: (2010), ou Susana Bouroncle qui a consacré à l'auteur une exposition de peinture, installations et muraux (2011), sans compter les hommages des électriciens d'Arequipa, Delay Tambor (http://www.myspace.com/delaytambor) ou du groupe  Plan Quinquennal de Buenos Aires, parmi de multiples remix. Gutiérrez a transformé les ruines (du 11S) en un atelier d'écriture et a fait de son livre un pèlerinage littéraire qui l'a converti en un produit de son propre roman qu'il a transformé sur Internet, en art vidéo, en lecture high-tech et finalement, en un acte de foi littéraire qui est seulement parallèle à celui de Joyce dans "Work in progress" et de Julian Rios dans "Larva": comme a très justement écrit Julio Ortega (2011) dansImaginaire 9-11. L'esthétique plastique de Bombardier est une expérience sensuelle - souvent réussie par l'humour - où chaque page et chaque phrase, même la plus irrévérentieuse, se révèle être fascinante. C'est un texte qui, sans aucun doute, transforme notre relation à l'écrit, à la lecture, aux genres littéraires, au livre en tant qu'objet, à l'écriture informatique, à la poésie et à la prose. En effet, je lisBombardier comme j'écoute la musique flottante et célestiale de Philipp Glass. En tant qu'oeuvre fondamentalement musicale, ce roman nous fait pénétrer un minimalisme et des structures répétitives dignes de compositions telles que Dance 8. Glass est le maître des circuits électroniques qui ont nourri le rock progressif, genre qui a toujours alimenté l'auteur deBombardier en tant qu' ex DJ. Dans sa "boîte noire", il écrit qu'il rythme son roman avec le répertoire populaire, acoustique, retro, pop, punk, postpunk, new wave, acid, psychodélia, emo, house, indie, jungle, latino, lo-fi, dance, noise, singer, trance, trip-hop... Et quand je lis: Le poing d'acier martelle et martelle et martelle le sable jusqu'a ce que le désert saigne en noir...j'ai tout le temps pour te mitrailler et voir ton visage détruit, 48 Scuds viennent d'être lâchés avec tambours et cymballes et viennent de ne pas être interceptés... délicieuse est l'odeur du Verbe, délicieuse est l'odeur de l'Ebola, attention aux Scuds, attention aux satellites, attention à Astra et Eutelsat, la mort n'existe plus si tu me regardes dans les yeux, mon amour, le poing martelle l'acier et les rossignols de la guerre chantent: hymne aérien / hymne a-é-é-é-rien. je sens l'adrénaline futurepop et synthpop que transmet le groupe Apoptygma Berzek (APOP): On peut dire que Bombardier est un grand hymne à l'Electronic Body Music (EBM). Il se trouve aussi que David Bowie, l'un des personnages de ce roman, est un grand admirateur de Glass depuis sa performance au Royal College of Art à Londres en 1970. Bowie compose l'oeuvre minimaliste et abstraite Low, élogiée par Glass en 1992. Quatre ans plus tard, ils enregistrent ensemble Symphony No. 4 ‘Heroes' dans 26 Mixes for Cash (Aphex Twin). Czar Gutiérrezcélèbre la version originale de Heroes jusqu'au point de nous offrir un extrait de sa partition sacrée au milieu du livre et de poétiser magistralement des oeuvres non moins magistrales telles que Neuköln:
A présent le saxo de b0W1e commence à sortir telle une main solitaire d'une gare ferroviaire couverte de nuages de strontium, le saxo se déploie dans des espaces d'orphelinage et de vide où il ne finit jamais de tomber, le saxo rebondit et se blesse et s'effondre encore pour finalement naufrager dans une mer de spirales et de hurlements exquis et de solitudes qui ne peuvent qu'esquisser le chemin d'un homme se dirigeant vers la poussière sous le regard attentif des étoiles en forme de chanson qui meurt douce et violente et subjugante et brutale, rip. Par sa complexité créative, Czar Gutiérrez, héritier de Glass, de Bowie et de Eielson, appartient, comme eux, aux innovateurs et aux transgresseurs qui marquent l'histoire.

11.9.11

a 10 años del 11




IMAGINARIO DEL

11S
Julio0rtega

en El Boomeran(g)

A las 9:41 y 15 segundos de la mañana del once de setiembre de 2001 el fotógrafo Richard Drew, que miraba las Torres Gemelas del Centro Mundial del Comercio, coronadas de llamas, exactamente como en un poema de Adonis sobre Nueva York, vio a un hombre que se lanzaba al vacío desde uno de los últimos pisos de la Torre Norte. Levantó su cámara y tomó la foto.

Hay 12 fotografías de este hombre en el vacío. La fuerza del viento le fue arrancando las ropas, y de pronto se vio que llevaba una camiseta naranja. Dondequiera que el viento lo haya llevado, en la foto se detiene su caída.

Saltaron de las Torres 200 personas a su muerte esa mañana. El hombre de la camiseta naranja es el único que conocemos gracias a que la foto nos obliga a imaginarlo.

Wendy, su hermana, estaba viendo el horror en su televisor cuando el hombre que caía fue captado por las cámaras, y ella creyó reconocerlo. "Es mi hermano", se dijo, y corrió al teléfono. Era él, en efecto, Jonathan, de 43 años, empleado del restaurante Windows. A propósito de su agonía, ella aparentemente dijo: “Espero que no estemos tratando de saber quién es él, más de lo que estamos tratando de saber quienes somos mientras lo vemos caer.” Ningún otro pensamiento resume mejor el drama de haber sido testigo presencial de la tragedia.

Pocas veces en una tragedia los hechos tenían la inmediatez de las imágenes y éstas, inmediamente, requerían de las palabras. El documento tenía el asombro del testimonio y un país se sintió obligado a pronunciarse como testigo. Ese proceso de la conciencia trágica ponía a prueba la parte del tú en el yo.

Ante la desmesura del acontecimiento también el lenguaje parecía perder piso, le costaba aterrizar, poner pie a tierra. Varios modelos del discurso nacional norteamericano hablaron a través de sujetos que reforzaron mecanismos defensivos y prejuicios. La conciencia trágica impuso la cara del enemigo como una pregunta. Las respuestas siguen siendo contrarias, y todavía contrariadas, diez años después.

Susan Sontag, en su testimonio, aprovechó para culpar a sus compatriotas. No son cobardes, aseveró, sino valientes quienes se inmolan por sus ideas. Pero, diez años después, los bomberos que sacrificaron sus vidas subiendo las escaleras de las torres son concebidos como ejemplo del valor mayor: el coraje. La virtud gracias a la cual la idea del bien es posible.

Las catástrofes históricas cuestan mucho al futuro, y ésta de las Torres Gemelas se ha tomado diez años en asumirse como conciencia nacional trágica. Aun si hay individuos condenados al mal gusto moral, que justifican los métodos de tortura y los abusos contra los derechos civiles, también hay gente decente que ha sabido excusarse por su apoyo a la guerra más autodestructiva que ha habido. Hace unos años, Don DeLillo expresó muy bien el derroche de sinsentido de la catástrofe: la guerra, el odio a los musulmanes, Guantánamo, el espionaje, eran la verdadera derrota del país. Escribió, con evidente pesimismo: “No hace mucho el novelista podía creer que tenía un papel en la conciencia del terror; hoy quienes influyen y dan forma a la conciencia humana son los terroristas.” Diez años más tarde, más bien los terroristas, casi en todas partes, han perdido credibilidad, apoyo y futuro. Cualquiera de sus víctimas es más digna que cualquiera de ellos.

Hace 40 años que vivo en Estados Unidos pero no me atrevería a definirlo de uno u otro modo porque, por un lado, hay pruebas para una u otra respuesta; y, por otro, un país que ha sido capaz de enterrar a sus muertos y construir su memoria como la salud del futuro posee reservas de ciudadanía moderna como para remontar las catástrofes (la guerra civil, el racismo, el imperialismo, el macartismo, el 11 de setiembre chileno… ), aunque todavía está por verse cómo procesarán políticamente la actual crisis de deuda, papel del estado, e inclusión de los más pobres. Felizmente, uno siempre cuenta con el amigo español que viene de visita y te asegura una rotunda explicación de este país.

Pero es en la literatura y las artes donde la conciencia trágica se hace nacional como la metáfora que humaniza la violencia, para que no sea un derroche, para que la conversación prosiga entre nuevas dudas.

Aunque hay todavía pocas novelas que trabajan directamente la materia residual de las Torres (cuya alegoría de la ambición humana no deja de caer en la historia literaria), algunas hay que exploran, más que los hechos, sus consecuencias. En Extremely Loud and Inaudibly Close (1977), Jonathan Safran Foe parte de un niño de 9 años cuyo padre ha muerto en el ataque a las Torres; convirtiéndose en una herramienta de leer el tema, la novela despliega diversas direcciones de su historia, incluye imágenes y fotos, y su montaje fragmentario sugiere una lectura en trabajo. Es probable que la idea actual de que hay que inventar al lector, tenga que ver con esta dimensión de la nueva narrativa: sólo con un nuevo lector se puede compartir lo que ya no es mera opinión. En Falling Man (2007) de Don DeLillo, Keith, un abogado de 39 años sobrevive el ataque a las Torres y al bajar las escaleras se encuentra un maletín abandonado por una victima; al devolverlo a la esposa, termina de amante suyo. La metáfora del hombre que cae se multiplica: la ve incluso en un artista del trapecio, e incluye su propia vida. La intimidad de la víctima, esa zozobra, se prolonga, así, en el drama de la sobrevivencia. David Foster Wallace, en cambio, prefirió dedicar uno de sus documentados ensayos a la ironía comparativa de que 40 mil personas mueran cada año en las carreteras de Estados Unidos a nombre de la libertad de conducir. Vendrá la muerte, parece decirnos, y tendrá tu coche.

Extraordinariamente, la mejor novela sobre la tragedia de las Torres Gemelas la ha escrito un peruano, César Gutiérrez (1966), poeta, periodista y viajero, cuya novela, performance, espectáculo, y proeza formal, Bombardero (Lima, 2007; ver http://80m84rd3r0.blogspot.com/), se origina en la acampada del autor en la Zona Cero durante varias etapas de su escritura. Gutiérrez convirtió las ruinas en un taller de escritura y ha hecho de su libro un peregrinaje literario que lo ha convertido en el producto de su propia novela, la que ha seguido transformando en el Internet, el videoarte, la lectura high-tech; y, al final, en un acto de fe literaria sólo paralelo al de Joyce en el “Work in progress”, al de Julián Ríos en Larva, a la novela desvelada bajo las de Perec. Novela-flujo, historia- diagrama, libro-wifi. Está animada por la capacidad de sobrevivencia de una generación joven cuya capacidad creativa es el ensayo de un mundo hiper-conductivo, hecho en la información crítica y el trabajo celebratorio. Aunque está más cerca de Pynchon, esta suma de novelas no hace sino regresar al mito de su propio origen, que es la metáfora del fin del mundo y del nacimiento de la literatura, ese encuentro del Modernismo y la Tecnología, donde la sobrerepresentación contemporánea pasa por su feliz tachadura. Contra la Diosa del Aburrimiento, que produjo la Dunciad, este Bombardero produce una saga irónica paralela. Bien visto, esta apoteosis apocalíptica sólo podía ser posible ex-céntricamente, fuera de los centros dictaminadores de la lógica productiva del discurso y en los márgenes de una resta fecunda. El hombre que cae reiteradamente a lo largo de esta saga poética, liberado ya de la tragedia, se convierte en el primer signo de una nueva lectura. La novela de Gutiérrez empezará a navegar pronto en francés y en inglés. La primera edición, compuesta por el autor, de mínima tirada e impresa en Arequipa, ha sido seguida por la edición en tres tomos de la editorial Norma (2010).

Este décimo aniversario de la caída del 11-9 ha sido testimoniado por una exhibición de fotografías del artista catalán Francesc Torres en el Instituto Internacional de Fotografía, en Nueva York. Torres ha dedicado varias muestras a explorar la violencia contemporánea, y hace unos años, con ayuda de Antonio Monegal, montó en. el Centro de Cultura Contemporánea, en Barcelona, una gran muestra multimedia sobre la Guerra. Esa memoria visual de la guerra la convertia en la contracorriente de la modernidad, en parte puntual del programa moderno. Esta vez las fotos fueron hechas por Torres en los depósitos de restos y residuos de la catástrofe, antes de que vayan a parar al Museo del 11 de setiembre, que albergará la nueva torre. Impecablemente, esas fotos nos comunican la intimidad de la destrucción como una nueva forma de la materia, no prevista por la arquitectura. Testimonian, por ello, una dimensión conceptual de la forma límite, aquella que se doblega en sus propios términos, ya no como material de construcción sino como forma histórica de destrucción, más nuestra y actual.

Estas son otras muestras de arte que en Nueva York prueban que la memoria trágica no reabre las heridas del pasado sino que, al contrario, les da sentido moralmente adulto, capaz de mejorar las preguntas por la comunidad:

American Folk Art Museum: 9/11 National Tribute Qui
Aperture Foundation: What Matters Now? Proposals for a New Front Page
Brooklyn Museum: Ten Years Later: Ground Zero Remembered
Charles West Gallery: My 9-11: One Man's Journey Through the Unexpected Events
DC Moore Gallery: 9/11: Through Young Eyes, Sep 8–Oct 8
Ernest Rubinstein Gallery: Embodied Light: 9/11 in 2011, Tobi Kahn, Sep 9–Nov 23
Edwynn Houk Gallery: Aftermath by Joel Meyerowitz, Sep 10–17
Kerry Schuss Art: Paintings from the Perimeter by Sally Pettus, Sep 1–17
Lower Manhattan Cultural Council: InSite: Art Commemoration, Aug 11–Oct 11
Metropolitan Museum of Art: The 9/11 Peace Story Quilt, Aug 30, 2011–Jan 22, 2012
MoMA PS1: September 11, Sep 11, 2011–Jan 9, 2012
Museum of the City of New York: The Twin Towers and the City: Photographs by Camilo Jose Vergara, Sep 3–Dec 4
National September 11 Memorial & Museum: World Trade Center Memorial
New Museum: [Swi:t] Home: A CHANT by Elena del Rivero, Sep 7–Oct 2
New York Historical Society: Remembering 9/11, Sep 8–April 1, 2012
New York University Open House: Aftermath by Joel Meyerowitz, Aug 20–Oct 13
92nd St. Y: Joel Meyerowitz: Remembering 9/11 10 Years Later, Sep 11
Pace University, Center for the Arts: Witness to Tragedy and Recovery, Sep 8–24
Paula Cooper Gallery: Falling Leaves: Memorial by Bruce Conner, Aug 30–Sept 24
Power House Arena: Ten Years after 9/11: Searching for a 21st Century Landscape, Aug 20–Sep16
School of Visual Arts: here is new york: Revisited, Sep 6–17
Saint Peter's Church, Narthex Gallery: 9/11 Elegies by Ejay Weiss, Aug 20–Sep 25
Woodward Gallery: Charting Ground Zero: Ten Years After, Sep 7–Oct 23

9.9.11

80M83R: the kinetic novel by Czar Gutiérrez


From rags      of my saxophone
Blue velvet      of my clarinet
That rises and falls like the sun
Till reaching the divine incandescence
Of the drum and the trumpet. There is also
A purple felt piano
Whose notes cover the orchestra As the tide.
So the music
Cannot be heard      the silence takes shape
In the retina      and the beat
The beat      the beat
Is always atrocious and sovereign
Like the ocean
Today I’d like to talk about my concert, J.E. Eielson


Bomber [1], which is not a book but a "device", as its author says, is a great display of cyberpunk and biopunk poetry, a weapon of language mass deconstruction and a particle accelerator.
My reading of this novel, which is not a novel, but a synthesis, crystallization and paradigm of all the literary genres that are known to us, began, because I wanted it to, above the clouds at exactly 9500 m. altitude, 967 km/h, with 10210 km to go to my final destination. Bomber and I have crossed the skies and nights of a thousand refuges from Nubegris (as Lima is named in the book) to Paris, via Amsterdam, on board a Boeing 747-400. Middle Eastern Arabic music offered on board by KLM, flooded and nurtured my reading for over 9 hours. I could not imagine starting Bomber without Arabic music, the perfect soundtrack for a story that is based on the 09/11 Towers attacks.
I did not want to stop flying until the last page. Because once you enter this paper, this text, this machinery and mechanics of flows, fluids and fragments, you don’t see the world, beauty and poetry as you did before. And I challenge anyone to refute the fact that there is and will be a before and after Bomber in the history of Latin American literature.
Citing Mircea Eliade, the writer and jurist Kadel Sabir (2011) writes in 9 / 11: Credo quia absurdum (Agoravox):

Ground Zero has become an Axis mundi, a hierophanic place par excellence where the "sacred manifests itself" ; this irruption of the sacred creates a fixed point around which all values gravitate. Just as it is thought that the sun revolves around the earth, it is thought that morality today revolves around Ground Zero.

I think that in the same way that Ground Zero is the axis ofBomber, the history of the novel, its sacred meaning and values, will have to revolve around Bomber. The millimetric, surgical and corrosive words of the Peruvian poet Czar Gutiérrez, his language, never aggressive and very elegant, the graphics, codes, symbols, pain, internal circuits -be they electronic, mechanical, chemical or human- the virtual networks that are continuously explored, as well as the movement that the author gives to the aircraft, the bodies, metals, crystals, plasma, mercury, joys, brains, light, speed, feelings and death, are amazing because new and highly innovative.
I say "movement" because I think that Czar Gutiérrez inaugurated the era of the kinetic novel. And I say « electronic » because I think he also inaugurated the cybernetic age of the Latin American novel. We are in the presence of writing that knows the art of stopping an aircraft in flight and blowing it up with the infinity and eternity contained in the highest poetry that is only pleasure.
We are fully in Roland Barthes's logic when, in "The Pleasure of the Text" (Le plaisir du texte, 1973), he states:
Writing is this: the science of the pleasures of language, its Kama Sutra (of this science, there is only one treaty: the writing itself) ... I'll go as far as feeling pleasure from a disfiguration of language, and the opinion will highly cry out, because it does not want « nature to be disfigured ».



And to disfigure the language as Czar Gutiérrez does, it requires us not only to love and suffer in every sense of the word, but also to put ourselves in constant danger through language, its structure and its pleasure. Because this is what it is about here, I repeat,the pleasures of language and feeling pleasure from a disfiguration of language.
Devour me, deform me to your image, writes Marguerite Duras in Hiroshima mon amour, in the midst of a place disfigured by war and where love pleasure also tends to the desire of disfiguration of the body. In fact, since the beginning of the first chapter, Reset, Czar Gutiérrez says: Someone is about to disfigure the geometry of the globe, someone is willing to delete the coordinates, someone is wanting, someone is searching, someone is planning.
What we do not know yet, is that the author is about to disfigure the geometry of the language and the bodies in a kind of fragmentation that reminds us the poetry of J. E. Eielson, in particular Dark night of the body. From dust to dust, Czar Gutiérrez operates these disfigurations by building a new architecture of the novel and of the mechanics of writing, inaugurating a new relationship between the structural communities that connect the written made of "letters" and the written made of "images", as stated in the "textique" (http://www.ccic-cerisy.asso.fr/textique11.html), which aims to establish a theory that unifies the writing structures.
Moreover, Czar’s work also belongs to the fine arts in so far as it moves our senses from a tactile, visual and musical dimension, to the extent of inspiring artists like Tito Dominguez (frontman of the duo Jardin Solar from Trujillo, Peru) who works from the visual arts and electronic music http://www.youtube.com/watch?v=nk7SJOobvWk (2009), Sophie Canal (writer) and Gabriel Gargurevich (musician) who composed a song produced by Jonni Chiappe: http: / / www.goear.com/listen/f992b4c/la-chanson-de-cesar-gabriel-gargurevich-sophie-canal (2010), or Susana Bouroncle, who dedicated an exhibition of paintings, installations and murals to the author: http: / / www.youtube.com/watch?v=alwtlSvFQo4 (2011). Together with the tributes of Delay Tambor, electricians from Arequipa (Peru) (http://www.myspace.com/delaytambor), or Plan Quinquenal from Buenos Aires (http://www.youtube.com/watch?v=swHKQKxS2dk&feature = player_embedded & NoRedirect = 1), among other remixes:

Gutiérrez turned the ruins (of 11S) into a writing workshop and his book into a literary pilgrimage that made him the product of his own novel, which he kept transforming on the Internet, video art, high-tech reading, and, ultimately, as an act of literary faith that is only parallel to Joyce’s "Work in progress", to Julian’s Ríos en Larva, and to the unveiled novel under the ones by Perec


as Julio Ortega (2011) so correctly points out in Imaginario 9-11(http://www.elboomeran.com/blog-post/483/11248/julio-ortega/imaginario-del-119/).

The plastic aesthetics of Bomber emerge as a sensual experience -also frequently achieved through humor- where each page and each sentence, even the most disrespectful of them, proves to be fascinating. It is without question a text that transforms our relationship to writing, reading, literary genres, the object book, computer writing, poetry and prose. I am reading Bomber as I listen to the celestial music of Philip Glass. As a fundamentally musical work, this novel makes us enter the minimalism and repetitive structures worthy of works such as Dance 8: 
Glass is a master of electronic circuits that fed progressive rock, a genre that has always nurtured the author who is an ex dj. In his "flight recorder", he writes that he punctuates the novel withpopular music, acoustic, retro, pop, punk, postpunk, new wave, acid, psychedelic, emo, house, indie, jungle, latin, lo-fi, dance, noise, singer, trance, trip-hop ...

And when I read:
the steel fist hammers and hammers and hammers the sand until the desert bleeds black ... I have plenty of time to machine-gun you and see your face destroyed, 48 Scuds have just been thrown out with bass drums and cymbals and have ended up not being intercepted ... Luscious is the smell of the Word, luscious is the smell of Ebola, beware of the Scuds, beware of the satellites, beware of Astra and Eutelsat, death no longer exists if you look into my eyes, my love, the fist hammers the steel and the war nightingales sing: air hymn / a-i-i-i-r hymn

I feel the futurepop and synthpop adrenaline given by Apoptygma Berzek (APOP) : 
It can be said that Bomber is a great hymn to Electronic Body Music (EBM).

What happens is that David Bowie, one of the characters of the novel, has been a great admirer of P. Glass since his performance at the Royal College of Art in London in 1970. Bowie then wrote the minimalist and abstract piece Low(http://www.youtube.com/watch?v=quE7e-1ZDqk&feature=related), praised by Glass in 1992. Four years later, they recorded together Symphony No. 4 "Heroes" at 26 Mixes for Cash (Aphex Twin): http://www.youtube.com/watch?v=FjBcNU1UZUs&feature=related. Czar Gutiérrez celebrates the original version of Heroes(1978): http://www.youtube.com/watch?v=Phf0WWlfbF8&feature=related to the extent of offering a part of its sacred score in the middle of the book, and brilliantly poeticizing no less brilliant works such as Neuköln:

b0W1e’s sax is now beginning to emerge as a lonely hand from a train station that is covered by clouds of strontium, the sax is spreading out in orphaned and empty spaces where it never stops falling, the sax bounces and hurts itself and collapses again to end up sinking in a sea of exquisite spirals and howls and loneliness that can only draw the path of a man who makes his way towards the dust under the watchful eye of the stars in the shape of a song that is dying of a sweet and violent and enthralling and brutal death, rip.

Because of his creative complexity, Czar Gutiérrez, heir, among others, to Glass, Bowie and Eielson, belongs, like them, to the innovators and transgressors who make history.

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[1] The first edition of nearly 600 pages was published by the author in 2008, and replicated in three parts [Ground Zero(2009), We are in the air (2010) and Air Hymn (2011)] by Grupo Editorial Norma: Its translation into French and English is in progress.