7.2.12

the cuban missile crisis the februari crisis in cuba caribbean crisis kарибский кризис


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CENTRO CULTURAL DULCE MARÍA LOYNAZ
martes 14 feb 4: 00 p.m.: Lectura de narrativa y poesía latinoamericana:
Raúl Flores Iriarte (Cuba), Sonia Silva-Rosas, Walter Jay (México), Maylan Álvarez (Cuba), Dayana López (Venezuela), Ulises Juárez Polanco (Nicaragua), Czar GutiErrez,Larry González (Cuba)

1:30 p.m.: Mesa-debate: Lo local y lo global en la narrativa latinoamericana y caribeña del siglo XXI. Deudas, retos, propuestas, desafíos de la joven narrativa del continente.
Panelistas: Susana Haug (Cuba), Miguel Antonio Chávez (Ecuador), , Czar GutiErrez, Daniel Ferreira (Colombia), Alejandro Carpio (Puerto Rico). Moderador: Jorge Enrique Lage (Cuba).

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FORTALEZA SAN CARLOS DE LA CABAÑA
VIERNES 17 FEB 18:00 PREMIACIÓN
Concurso Latinoamericano y Caribeño de Novela Alba Narrativa 2012
JURADOS:  Chiqui Vicioso (Rep. Dominicana), Marilyn Bobes (Cuba),
 Czar GutiErrez, Alejandro Carpio (Pto. Rico),
Miguel Antonio Chavez (Ecuador)


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22.9.11

le grand collisionneur de hadrons ( l h c )

   

BOMB4RDI3R LE ROMAN CIN3TIQUE DE CZAR GUTI3RREZ CIN3TIQUE DE CZAR GUTe roman cin3tique de Czar 

Bombardier[1], qui n'est pas un livre mais un "artefact", comme le dit son auteur, est une véritable explosion poétique cyberpunk et biopunk, une arme de déconstruction massive du langage et un accélérateur de particules.
Ma lecture de ce roman, qui n'est pas roman, mais synthèse, cristallisation et paradigme de tous les genres littéraires que nous connaissons, a commencé au-dessus des nuages: à 9500 m d'altitude, 967 km/h, et 10210 km à parcourir jusqu'à ma destination. Bombardier et moi avons traversé les cieux et les nuits de mille refuges de Nuagegris (nom donné à la ville de Lima dans le livre) à Paris, via Amsterdam, à bord d'un Boeing 747-400. Une musique arabe du Moyen-Orient, celle que propose KLM à bord de ses avions, a inondé et nourri ma lecture pendant plus de 9 heures. Je ne pouvais imaginer commencer Bombardiersans musique arabe, la bande sonore parfaite pour une histoire qui se base sur les attaques du 11 septembre 2001.
Je ne voulais cesser de voler avant d'avoir terminé la dernière page. Parce qu'une fois que vous entrez dans ce papier, dans ce texte et dans cette machine et mécanique de flux, de fluides et de fragments, vous ne voyez plus le monde, la beauté et la poésie comme avant. Et je mets au défi quiconque de démentir le fait qu'il existe un avant et un après Bombardier dans l'histoire de la littérature latinoaméricaine.
Citant Mircea Eliade, l'écrivain et juriste Kadel Sabir (2011) écrit dans 9/11: Credo quia absurdum. Ground Zero est devenu un Axis mundi, un lieu hiérophanique par excellence où "le sacré se manifeste"; cette irruption du sacré crée un point fixe où gravitent toutes les valeurs. Tout comme l'on pense que le soleil tourne autour de la terre, on pense aujourd'hui que la morale tourne autour de Ground Zero. De la même manière que Bombardier a pour axe Ground Zero, l'histoire du roman, son sens du sacré et ses valeurs sont voués à tourner autour de Bombardier. Les mots millimétriques, chirurgicaux et corrosifs du poète péruvien Czar Gutiérrez, le langage, jamais agressif et d'une grande élégance, le graphisme, les codes, les symboles, les douleurs, les circuits internes - électroniques, mécaniques, chimiques, organiques et humains - et les voies virtuelles sans cesse explorées, le mouvement que donne l'auteur aux machines volantes, aux corps, aux métaux, aux cristaux, au plasma, au mercure, aux jouissances, aux cerveaux, à la lumière, aux sentiments et à la mort, sont incroyables parce qu'inédits et hautement innovateurs. Je dis "mouvement" parce que je considère que Czar Gutiérrez a inauguré l'aire cinétique du roman. Et je dis "électronique" parce que je considère qu'il a aussi inauguré l'aire cibernétique du roman latinoaméricain. Nous sommes face à une écriture qui connaît l'art de paralyser un avion en plein vol et de le faire s'écraser contre l'infini et l'éternité contenus dans la poésie la plus élevée qui fait transpirer de jouissance en jouissance. Nous sommes totalement dans la logique de Roland Barthes quand, dans Le plaisir du texte (1973), il affirme: L'écriture est ceci: la science des jouissances du langage, son kamasutra (de cette science, il n'y a qu'un traité: l'écriture elle-même)... j'irai jusqu'à jouir d'une défiguration de la langue, et l'opinion poussera des hauts cris, parce qu'elle ne veut pas qu'on ‘défigure la nature'. Et pour défigurer le langage comme le fait Czar Gutiérrez, il ne faut pas seulement aimer et souffrir dans tous les sens du terme, mais se mettre aussi en danger constant à travers le langage, sa structure et sa jouissance. Parce qu'il s'agit bien de cela, c'est-à-dire, je le réitère, des jouissances du langage et de jouir d'une défiguration de la langue. Dévore-moi, déforme-moi à ton image, écrit Marguerite Duras dans Hiroshima mon amour, dans un lieu défiguré par la guerre et où la jouissance amoureuse va jusqu'au désir de défiguration des corps. De fait, depuis le debut du premier chapitre, Reset, Czar Gutiérrez nous dit: Quelqu'un s'apprête à défigurer la géométrie du globe, quelqu'un veut effacer les coordonnées, quelqu'un veut, quelqu'un cherche, quelqu'un planifie. Ce que nous ne savons pas encore, c'est que l'auteur s'apprête à défigurer la géométrie du langage et des corps en une sorte de fragmentation qui renvoie à la poésie de Jorge Eduardo Eielson, en particulier à Nuit obscure du corps. De la poussière et vers la poussière, Czar Gutiérrez opère ces défigurations en construisant une nouvelle architecture du roman et des mécanismes d'écriture, et inaugure ainsi une nouvelle relation entre les communautés structurelles qui connectent l'écrit fait de "lettres" et l'écrit fait d'"images", comme le propose la textique en voulant établir une théorie unificatrice des structures de l'écrit. En outre, l'oeuvre de Czar Gutiérrez appartient aux arts plastiques: elle éveille nos sens à partir d'une dimension tactile, visuelle et musicale, au point d'inspirer des artistes tels que Tito Dominguez (frontman du couple électronique Jardín Solar) qui travaille depuis les arts visuels et la musique électronique: (2009, Sophie Canal (écrivaine) et Gabriel Gargurevich (musicien) qui ont composé une chanson produite par Jonni Chiappe: (2010), ou Susana Bouroncle qui a consacré à l'auteur une exposition de peinture, installations et muraux (2011), sans compter les hommages des électriciens d'Arequipa, Delay Tambor (http://www.myspace.com/delaytambor) ou du groupe  Plan Quinquennal de Buenos Aires, parmi de multiples remix. Gutiérrez a transformé les ruines (du 11S) en un atelier d'écriture et a fait de son livre un pèlerinage littéraire qui l'a converti en un produit de son propre roman qu'il a transformé sur Internet, en art vidéo, en lecture high-tech et finalement, en un acte de foi littéraire qui est seulement parallèle à celui de Joyce dans "Work in progress" et de Julian Rios dans "Larva": comme a très justement écrit Julio Ortega (2011) dansImaginaire 9-11. L'esthétique plastique de Bombardier est une expérience sensuelle - souvent réussie par l'humour - où chaque page et chaque phrase, même la plus irrévérentieuse, se révèle être fascinante. C'est un texte qui, sans aucun doute, transforme notre relation à l'écrit, à la lecture, aux genres littéraires, au livre en tant qu'objet, à l'écriture informatique, à la poésie et à la prose. En effet, je lisBombardier comme j'écoute la musique flottante et célestiale de Philipp Glass. En tant qu'oeuvre fondamentalement musicale, ce roman nous fait pénétrer un minimalisme et des structures répétitives dignes de compositions telles que Dance 8. Glass est le maître des circuits électroniques qui ont nourri le rock progressif, genre qui a toujours alimenté l'auteur deBombardier en tant qu' ex DJ. Dans sa "boîte noire", il écrit qu'il rythme son roman avec le répertoire populaire, acoustique, retro, pop, punk, postpunk, new wave, acid, psychodélia, emo, house, indie, jungle, latino, lo-fi, dance, noise, singer, trance, trip-hop... Et quand je lis: Le poing d'acier martelle et martelle et martelle le sable jusqu'a ce que le désert saigne en noir...j'ai tout le temps pour te mitrailler et voir ton visage détruit, 48 Scuds viennent d'être lâchés avec tambours et cymballes et viennent de ne pas être interceptés... délicieuse est l'odeur du Verbe, délicieuse est l'odeur de l'Ebola, attention aux Scuds, attention aux satellites, attention à Astra et Eutelsat, la mort n'existe plus si tu me regardes dans les yeux, mon amour, le poing martelle l'acier et les rossignols de la guerre chantent: hymne aérien / hymne a-é-é-é-rien. je sens l'adrénaline futurepop et synthpop que transmet le groupe Apoptygma Berzek (APOP): On peut dire que Bombardier est un grand hymne à l'Electronic Body Music (EBM). Il se trouve aussi que David Bowie, l'un des personnages de ce roman, est un grand admirateur de Glass depuis sa performance au Royal College of Art à Londres en 1970. Bowie compose l'oeuvre minimaliste et abstraite Low, élogiée par Glass en 1992. Quatre ans plus tard, ils enregistrent ensemble Symphony No. 4 ‘Heroes' dans 26 Mixes for Cash (Aphex Twin). Czar Gutiérrezcélèbre la version originale de Heroes jusqu'au point de nous offrir un extrait de sa partition sacrée au milieu du livre et de poétiser magistralement des oeuvres non moins magistrales telles que Neuköln:
A présent le saxo de b0W1e commence à sortir telle une main solitaire d'une gare ferroviaire couverte de nuages de strontium, le saxo se déploie dans des espaces d'orphelinage et de vide où il ne finit jamais de tomber, le saxo rebondit et se blesse et s'effondre encore pour finalement naufrager dans une mer de spirales et de hurlements exquis et de solitudes qui ne peuvent qu'esquisser le chemin d'un homme se dirigeant vers la poussière sous le regard attentif des étoiles en forme de chanson qui meurt douce et violente et subjugante et brutale, rip. Par sa complexité créative, Czar Gutiérrez, héritier de Glass, de Bowie et de Eielson, appartient, comme eux, aux innovateurs et aux transgresseurs qui marquent l'histoire.

21.9.11


80M84RD3R0 la novela cin3tica de CG x anoukguin3

De trapos     de mi saxofón
De terciopelo azul     de mi clarinete
Que sube y baja como el sol
Hasta alcanzar la divina incandescencia
Del tambor y la trompeta. Hay además
Un piano de fieltro violeta
Cuyas notas cubren la orquesta
Como la marea. Así la música
No se oye     el silencio se dibuja
En la retina     y el ritmo
El ritmo     el ritmo
Es siempre atroz y soberano
Como el océano
“Hoy quisiera hablar de mi concierto”, Eielson

80M84RD3R0, que no es libro sino “artefacto”, como dice su autor, es un verdadero derroche poético cyberpunk y biopunk, un arma de desconstrucción masiva del lenguaje y un acelerador de partículas.

Mi lectura de esta novela —que no es novela, sino síntesis, cristalización y paradigma de todos los géneros literarios que conocemos— empezó, porque así lo quise, encima de las nubes: exactamente a 9.500 metros de altitud, 967 Km/h y faltando 10.210 kilómetros para alcanzar mi lugar de destino. 80M84RD3R0 y yo hemos cruzado los cielos y las noches de mil amparos desde Nubegris (que así se llama Lima en el libro) hasta París, vía Ámsterdam, a bordo de un Boeing 747-400. Una música árabe del Medio Oriente, la que propone KLM a bordo de sus aviones, inundó y nutrió mi lectura por más de 9 horas. No podía imaginar empezar Bombardero sin música árabe, el perfecto soundtrack para una historia que se basa en los ataques de las Twin Towers de NYC, el 11/09/2001.

No quería dejar de volar hasta llegar a la última página. Porque una vez que se entra en este papel, en este texto y en esta maquinaria y mecánica de flujos, fluidos y fragmentos, no se vuelve a ver el mundo, la belleza y la poesía como antes. Y desafío a cualquiera a desmentir el hecho de que existe y existirá un antes y un después de Bombardero en la historia de la literatura latinoamericana.

Citando a Mircea Eliade, el escritor y jurista Kadel Sabir escribe:

Ground Zero se ha vuelto un Axis mundi, un lugar hierofánico por excelencia donde “lo sagrado se manifiesta”; esta irrupción de lo sagrado crea un punto fijo donde gravitan todos los valores. Así como se piensa que el sol gira alrededor de la tierra, se piensa hoy que la moral gira alrededor de Ground Zero.

Pienso que de la misma forma que 80M84RD3R0 tiene su eje en Ground Zero, la historia de la novela, su sentido sagrado y sus valores, tendrán que girar en torno a 80M84RD3R0.

Las palabras milimétricas, quirúrgicas y corrosivas del poeta peruano Czar Gutiérrez, el lenguaje, jamás agresivo y de una gran elegancia, la gráfica, los códigos, los símbolos, los dolores, los circuitos internos —electrónicos, mecánicos, químicos y humanos— y las redes virtuales explorados de manera continua, el movimiento que el autor da a las naves aéreas, a los cuerpos, a los metales, a los cristales, al plasma, al mercurio, a los goces, a los cerebros, a la luz, a la velocidad, a los sentimientos y a la muerte, son increíbles por inéditos y altamente innovadores.

Digo “movimiento” porque considero que Czar Gutiérrez ha inaugurado la era cinética de la novela. Y digo “electrónico” porque considero que también ha inaugurado la era cibernética de la novela latinoamericana. Estamos ante una escritura que conoce el arte de paralizar un avión en pleno vuelo y de estrellarlo con el infinito y la eternidad contenida en la poesía más alta, que hace transpirar de goce en goce.

Estamos de lleno en la lógica de Roland Barthes cuando, en El placer del texto (Le plaisir du texte, 1973), afirma:

La escritura es eso: la ciencia de los goces del lenguaje, su kamasutra (de esta ciencia, hay un solo tratado: la escritura en sí)... Iré hasta gozar de una desfiguración de la lengua, y la opinión dará altos gritos, porque no quiere que “se desfigure la naturaleza”.

Y para desfigurar el lenguaje, como lo hace Czar Gutiérrez, no solo se requiere amar y sufrir en todos los sentidos de la palabra, sino también ponerse a sí mismo en peligro constante a través del lenguaje, de su estructura y de su goce. Porque de esto se trata aquí, es decir, reitero, de los goces del lenguaje y de gozar de una desfiguración de la lengua.

"Devórame, defórmame a tu imagen", escribe Marguerite Duras en Hiroshima mon amour, en medio de un lugar desfigurado por la guerra y donde el goce amoroso llega también hasta el deseo de desfiguración de los cuerpos. De hecho, desde el inicio del primer capítulo, Reset, Czar Gutiérrez nos dice: Alguien se dispone a desfigurar la geometría del globo, alguien quiere borrar las coordenadas, alguien quiere, alguien busca, alguien planea.

Lo que aún no sabemos es que el autor se dispone a desfigurar la geometría del lenguaje y de los cuerpos en una suerte de fragmentación que remite a la poesía de J. E. Eielson, en particular a Noche oscura del cuerpo. Desde el polvo y hacia el polvo, Czar Gutiérrez opera estas desfiguraciones construyendo una nueva arquitectura de la novela y de los mecanismos de escritura, inaugurando también una nueva relación entre las comunidades estructurales que conectan lo escrito hecho de “letras” y lo escrito hecho de “imágenes”, como lo plantea la “téxtica”, que pretende establecer una teoría que unifica las estructuras de lo escrito.

La obra de Czar Gutiérrez pertenece, además, a las artes plásticas, en cuanto mueve nuestros sentidos a partir de una dimensión táctil, visual y musical, hasta el punto de inspirar a artistas como Tito Domínguez (frontmandel dueto electrónico trujillano Jardín Solar), que trabaja desde las artes visuales y la música electrónica (2009); Sophie Canal (escritora) y Gabriel Gargurevich (músico), quienes compusieron una canción producida por Jonni Chiappe (2010), o Susana Bouroncle, quien dedicó al autor una exposición de pintura, instalaciones y murales (2011). Y más: junto a los homenajes de los electricistas arequipeños Delay Tambor, o de los bonaerenses Plan Quinquenal, entre múltiples remixes.

“Gutiérrez convirtió las ruinas (del 11S) en un taller de escritura y ha hecho de su libro un peregrinaje literario que lo ha convertido en el producto de su propia novela, la que ha seguido transformando en el Internet, el videoarte, la lectura high-tech; y, al final, en un acto de fe literaria sólo paralelo al de Joyce en el ‘Work in progress’, al de Julián Ríos en Larva, a la novela desvelada bajo las de Perec”, como escribió muy justamente Julio Ortega en “Imaginario 9-11”.

La estética plástica de 80M84RD3R0 resulta ser una experiencia sensual —lograda también con frecuencia por el humor— donde cada página y cada frase, hasta la más irreverente, resulta fascinante. Sin duda alguna, es un texto que transforma nuestra relación a lo escrito, a la lectura, a los géneros literarios, al objeto libro, a la escritura computacional, a la poesía y a la prosa. De hecho, he leído Bombardero como escucho la música celestial de Philip Glass. Como obra fundamentalmente musical, esta novela nos hace penetrar un minimalismo y unas estructuras repetitivas dignas de obras como Dance 8.

Glass es maestro de los circuitos electrónicos que fueron alimento del rock progresivo, género del cual siempre se nutrió el autor en cuanto ex dj. En su “caja negra”, escribe que ritma su novela con cancionero popular, acústico, retro, pop, punk, postpunk, new wave, acid, sicodelia, emo, house, indie, jungle, latino, lo-fi, dance, noise, singer, trance, trip-hop... Y cuando leo:

el puño de acero martilla y martilla y martilla la arena hasta que el desierto sangra de negro... me sobra el tiempo para ametrallarte y ver tu cara destrozada, 48 Scuds acaban de ser despedidos con bombos y platillos y acaban de no ser interceptados... es una delicia el olor del Verbo, es una delicia el olor del Ébola, ojo con los Scuds, ojo con los satélites, ojo con el Astra y el Eutelsat, la muerte ya no existe si me miras a los ojos, amor, el puño martilla el acero y los ruiseñores de la guerra cantan: himno aéreo / himno a-e-e-é-reo

siento la adrenalina futurepop y synthpop que da Apoptygma Berzek (APOP).

Puede decirse que 80M84RD3R0 es un gran himno a la Electronic Body Music (EBM).

Ocurre también que David Bowie, uno de los personajes de esta novela, era gran admirador de P. Glass desde su performance en el Royal College of Art en Londres en 1970. Bowie compuso después la obra minimalista y abstracta Low, elogiada por Glass en 1992. Cuatro años más tarde, grabaron juntos Symphony No. 4 ‘Heroes’en 26 Mixes for Cash (Aphex Twin). Czar Gutiérrez celebra la versión original de Heroes (1978), hasta el punto de ofrecernos parte de su partitura sagrada en medio del libro y de poetizar magistralmente obras no menos magistrales como Neuköln:

ahora el saxo de b0W1e comienza a salir como una mano solitaria desde una estación de trenes cubierta por nubes de estroncio, el saxo se despliega en espacios de orfandad y vacío donde nunca termina de caer, el saxo rebota y se duele y se desploma otra vez para terminar naufragando en un mar de espirales y aullidos primorosos y soledades que solo pueden dibujar el camino de un hombre que se dirige hacia el polvo bajo la atenta mirada de las estrellas en forma de canción que muere de muerte dulce y violenta y subyugante y brutal, rip.

Por su complejidad creativa, Czar Gutiérrez, heredero, entre otros, de Glass, de Bowie y de Eielson, pertenece, como ellos, a los innovadores y a los transgresores que marcan la historia.

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Edición príncipe de casi 600 páginas, fue publicada por el autor en 2008 y replicada en tres partes [Ground Zero (2009), Estamos en el aire (2010) e Himno aéreo (2011)] por el Grupo Editorial Norma. Su traducción al francés y al inglés está en curso.

11.9.11

a 10 años del 11




IMAGINARIO DEL

11S
Julio0rtega

en El Boomeran(g)

A las 9:41 y 15 segundos de la mañana del once de setiembre de 2001 el fotógrafo Richard Drew, que miraba las Torres Gemelas del Centro Mundial del Comercio, coronadas de llamas, exactamente como en un poema de Adonis sobre Nueva York, vio a un hombre que se lanzaba al vacío desde uno de los últimos pisos de la Torre Norte. Levantó su cámara y tomó la foto.

Hay 12 fotografías de este hombre en el vacío. La fuerza del viento le fue arrancando las ropas, y de pronto se vio que llevaba una camiseta naranja. Dondequiera que el viento lo haya llevado, en la foto se detiene su caída.

Saltaron de las Torres 200 personas a su muerte esa mañana. El hombre de la camiseta naranja es el único que conocemos gracias a que la foto nos obliga a imaginarlo.

Wendy, su hermana, estaba viendo el horror en su televisor cuando el hombre que caía fue captado por las cámaras, y ella creyó reconocerlo. "Es mi hermano", se dijo, y corrió al teléfono. Era él, en efecto, Jonathan, de 43 años, empleado del restaurante Windows. A propósito de su agonía, ella aparentemente dijo: “Espero que no estemos tratando de saber quién es él, más de lo que estamos tratando de saber quienes somos mientras lo vemos caer.” Ningún otro pensamiento resume mejor el drama de haber sido testigo presencial de la tragedia.

Pocas veces en una tragedia los hechos tenían la inmediatez de las imágenes y éstas, inmediamente, requerían de las palabras. El documento tenía el asombro del testimonio y un país se sintió obligado a pronunciarse como testigo. Ese proceso de la conciencia trágica ponía a prueba la parte del tú en el yo.

Ante la desmesura del acontecimiento también el lenguaje parecía perder piso, le costaba aterrizar, poner pie a tierra. Varios modelos del discurso nacional norteamericano hablaron a través de sujetos que reforzaron mecanismos defensivos y prejuicios. La conciencia trágica impuso la cara del enemigo como una pregunta. Las respuestas siguen siendo contrarias, y todavía contrariadas, diez años después.

Susan Sontag, en su testimonio, aprovechó para culpar a sus compatriotas. No son cobardes, aseveró, sino valientes quienes se inmolan por sus ideas. Pero, diez años después, los bomberos que sacrificaron sus vidas subiendo las escaleras de las torres son concebidos como ejemplo del valor mayor: el coraje. La virtud gracias a la cual la idea del bien es posible.

Las catástrofes históricas cuestan mucho al futuro, y ésta de las Torres Gemelas se ha tomado diez años en asumirse como conciencia nacional trágica. Aun si hay individuos condenados al mal gusto moral, que justifican los métodos de tortura y los abusos contra los derechos civiles, también hay gente decente que ha sabido excusarse por su apoyo a la guerra más autodestructiva que ha habido. Hace unos años, Don DeLillo expresó muy bien el derroche de sinsentido de la catástrofe: la guerra, el odio a los musulmanes, Guantánamo, el espionaje, eran la verdadera derrota del país. Escribió, con evidente pesimismo: “No hace mucho el novelista podía creer que tenía un papel en la conciencia del terror; hoy quienes influyen y dan forma a la conciencia humana son los terroristas.” Diez años más tarde, más bien los terroristas, casi en todas partes, han perdido credibilidad, apoyo y futuro. Cualquiera de sus víctimas es más digna que cualquiera de ellos.

Hace 40 años que vivo en Estados Unidos pero no me atrevería a definirlo de uno u otro modo porque, por un lado, hay pruebas para una u otra respuesta; y, por otro, un país que ha sido capaz de enterrar a sus muertos y construir su memoria como la salud del futuro posee reservas de ciudadanía moderna como para remontar las catástrofes (la guerra civil, el racismo, el imperialismo, el macartismo, el 11 de setiembre chileno… ), aunque todavía está por verse cómo procesarán políticamente la actual crisis de deuda, papel del estado, e inclusión de los más pobres. Felizmente, uno siempre cuenta con el amigo español que viene de visita y te asegura una rotunda explicación de este país.

Pero es en la literatura y las artes donde la conciencia trágica se hace nacional como la metáfora que humaniza la violencia, para que no sea un derroche, para que la conversación prosiga entre nuevas dudas.

Aunque hay todavía pocas novelas que trabajan directamente la materia residual de las Torres (cuya alegoría de la ambición humana no deja de caer en la historia literaria), algunas hay que exploran, más que los hechos, sus consecuencias. En Extremely Loud and Inaudibly Close (1977), Jonathan Safran Foe parte de un niño de 9 años cuyo padre ha muerto en el ataque a las Torres; convirtiéndose en una herramienta de leer el tema, la novela despliega diversas direcciones de su historia, incluye imágenes y fotos, y su montaje fragmentario sugiere una lectura en trabajo. Es probable que la idea actual de que hay que inventar al lector, tenga que ver con esta dimensión de la nueva narrativa: sólo con un nuevo lector se puede compartir lo que ya no es mera opinión. En Falling Man (2007) de Don DeLillo, Keith, un abogado de 39 años sobrevive el ataque a las Torres y al bajar las escaleras se encuentra un maletín abandonado por una victima; al devolverlo a la esposa, termina de amante suyo. La metáfora del hombre que cae se multiplica: la ve incluso en un artista del trapecio, e incluye su propia vida. La intimidad de la víctima, esa zozobra, se prolonga, así, en el drama de la sobrevivencia. David Foster Wallace, en cambio, prefirió dedicar uno de sus documentados ensayos a la ironía comparativa de que 40 mil personas mueran cada año en las carreteras de Estados Unidos a nombre de la libertad de conducir. Vendrá la muerte, parece decirnos, y tendrá tu coche.

Extraordinariamente, la mejor novela sobre la tragedia de las Torres Gemelas la ha escrito un peruano, César Gutiérrez (1966), poeta, periodista y viajero, cuya novela, performance, espectáculo, y proeza formal, Bombardero (Lima, 2007; ver http://80m84rd3r0.blogspot.com/), se origina en la acampada del autor en la Zona Cero durante varias etapas de su escritura. Gutiérrez convirtió las ruinas en un taller de escritura y ha hecho de su libro un peregrinaje literario que lo ha convertido en el producto de su propia novela, la que ha seguido transformando en el Internet, el videoarte, la lectura high-tech; y, al final, en un acto de fe literaria sólo paralelo al de Joyce en el “Work in progress”, al de Julián Ríos en Larva, a la novela desvelada bajo las de Perec. Novela-flujo, historia- diagrama, libro-wifi. Está animada por la capacidad de sobrevivencia de una generación joven cuya capacidad creativa es el ensayo de un mundo hiper-conductivo, hecho en la información crítica y el trabajo celebratorio. Aunque está más cerca de Pynchon, esta suma de novelas no hace sino regresar al mito de su propio origen, que es la metáfora del fin del mundo y del nacimiento de la literatura, ese encuentro del Modernismo y la Tecnología, donde la sobrerepresentación contemporánea pasa por su feliz tachadura. Contra la Diosa del Aburrimiento, que produjo la Dunciad, este Bombardero produce una saga irónica paralela. Bien visto, esta apoteosis apocalíptica sólo podía ser posible ex-céntricamente, fuera de los centros dictaminadores de la lógica productiva del discurso y en los márgenes de una resta fecunda. El hombre que cae reiteradamente a lo largo de esta saga poética, liberado ya de la tragedia, se convierte en el primer signo de una nueva lectura. La novela de Gutiérrez empezará a navegar pronto en francés y en inglés. La primera edición, compuesta por el autor, de mínima tirada e impresa en Arequipa, ha sido seguida por la edición en tres tomos de la editorial Norma (2010).

Este décimo aniversario de la caída del 11-9 ha sido testimoniado por una exhibición de fotografías del artista catalán Francesc Torres en el Instituto Internacional de Fotografía, en Nueva York. Torres ha dedicado varias muestras a explorar la violencia contemporánea, y hace unos años, con ayuda de Antonio Monegal, montó en. el Centro de Cultura Contemporánea, en Barcelona, una gran muestra multimedia sobre la Guerra. Esa memoria visual de la guerra la convertia en la contracorriente de la modernidad, en parte puntual del programa moderno. Esta vez las fotos fueron hechas por Torres en los depósitos de restos y residuos de la catástrofe, antes de que vayan a parar al Museo del 11 de setiembre, que albergará la nueva torre. Impecablemente, esas fotos nos comunican la intimidad de la destrucción como una nueva forma de la materia, no prevista por la arquitectura. Testimonian, por ello, una dimensión conceptual de la forma límite, aquella que se doblega en sus propios términos, ya no como material de construcción sino como forma histórica de destrucción, más nuestra y actual.

Estas son otras muestras de arte que en Nueva York prueban que la memoria trágica no reabre las heridas del pasado sino que, al contrario, les da sentido moralmente adulto, capaz de mejorar las preguntas por la comunidad:

American Folk Art Museum: 9/11 National Tribute Qui
Aperture Foundation: What Matters Now? Proposals for a New Front Page
Brooklyn Museum: Ten Years Later: Ground Zero Remembered
Charles West Gallery: My 9-11: One Man's Journey Through the Unexpected Events
DC Moore Gallery: 9/11: Through Young Eyes, Sep 8–Oct 8
Ernest Rubinstein Gallery: Embodied Light: 9/11 in 2011, Tobi Kahn, Sep 9–Nov 23
Edwynn Houk Gallery: Aftermath by Joel Meyerowitz, Sep 10–17
Kerry Schuss Art: Paintings from the Perimeter by Sally Pettus, Sep 1–17
Lower Manhattan Cultural Council: InSite: Art Commemoration, Aug 11–Oct 11
Metropolitan Museum of Art: The 9/11 Peace Story Quilt, Aug 30, 2011–Jan 22, 2012
MoMA PS1: September 11, Sep 11, 2011–Jan 9, 2012
Museum of the City of New York: The Twin Towers and the City: Photographs by Camilo Jose Vergara, Sep 3–Dec 4
National September 11 Memorial & Museum: World Trade Center Memorial
New Museum: [Swi:t] Home: A CHANT by Elena del Rivero, Sep 7–Oct 2
New York Historical Society: Remembering 9/11, Sep 8–April 1, 2012
New York University Open House: Aftermath by Joel Meyerowitz, Aug 20–Oct 13
92nd St. Y: Joel Meyerowitz: Remembering 9/11 10 Years Later, Sep 11
Pace University, Center for the Arts: Witness to Tragedy and Recovery, Sep 8–24
Paula Cooper Gallery: Falling Leaves: Memorial by Bruce Conner, Aug 30–Sept 24
Power House Arena: Ten Years after 9/11: Searching for a 21st Century Landscape, Aug 20–Sep16
School of Visual Arts: here is new york: Revisited, Sep 6–17
Saint Peter's Church, Narthex Gallery: 9/11 Elegies by Ejay Weiss, Aug 20–Sep 25
Woodward Gallery: Charting Ground Zero: Ten Years After, Sep 7–Oct 23

[st paul's church] ofrenda

1.9.11

d e m a s i a d o t i e m p o e n e l h a n g a r e s h o r a d e v o l v e r a p o s t e a r t e n e m o s q u e v o l v e r a m a t a r

6.5.11

-80M84RD3R0-4L-L13NZO-


Tan dulce es el Vértigo
Susana Bouroncle  [o la pintura a velocidad máxima]
czargutiérrez

TEORÍA: En ese mundo desierto vagamos buscando algo que no sabemos qué es o siquiera si existe: El ojo traza en el techo blanco una pequeña raya negra. El techo asume la ilusión del ojo y se vuelve negro. La raya se borra entonces y el ojo se cierra (Juarroz).

LA CONOCÍ EN UN BAR. La miré al pasar. No le quise hablar. Una silenciosa marea de esmalte azul impregna sus tobillos. La curva del empeine se dobla en forma de ámbar. Y las pantorrillas se amplían en su viaje por rodillas articuladas, por piernas inflamándose en su acero. Ojos grandes, pechos generosos, afilado mentón. Es una presencia que ejerce tracción hacia el núcleo: mis ojos vuelan hacia un centro geométrico donde estalla la brújula, como cuando estalla el placer. Luego ella avanza hacia mí como cuando avanza la radiación.

¿ELLA? Dos finísimos trazos y uno breve. La piel brillante. Como brillante es la punta de su pincel derramando carneros degollados, mesas, sillas y comedores sin presencia humana. Eran los noventa y –después lo supe– había estado mirando cuadros en Europa y Norteamérica, había estudiado a los artesanos del Colca, había hecho correr hebras de alpaca por el convento de Santa Catalina hasta envolverlo en su fibra. La conocí en un bar, no le quise hablar (el misterio es la mitad de la belleza). Siempre fue la chica más bella de la ciudad. Inalcanzablemente feroz. Era nuestra enfermedad.

LA ENFERMEDAD DE VENUS: Era 2002 y era otro bar. Le extendí una cerveza. Bebe, le dije. Quiero ser boca fresca, agua mansa, a veces solo ritmo, dije. La brisa extrae el néctar del amanecer. Por la boca del volcán asoma el sol más rojo. ¿Clavemos un punto fijo?, preguntó. Ese punto sigue siendo el centro de rotación de los planetas.

LA LLAMA DOBLE: El fuego original y primordial, la sexualidad, levanta la llama roja del erotismo y éste, a su vez, sostiene y alza otra llama, azul y trémula: la del amor. Erotismo y amor: la llama doble de la vida (O. Paz).

A VELOCIDAD LUZ: Dripping, puntillismo, collage. Tonos transparentes vía pigmentos diluidos en agua, aglutinados con goma arábiga y miel. Barnices, capas y veladuras en claroscuros detallados gracias a la translucidez de la acuarela. Así era su taller el 2004. Yo tenía una novela inédita, ella una cámara digital. Era uno de esos clásicos días en los que el sol de la campiña caía a plomo. Entonces me precipitó y me disparó 70 veces desde la boca del volcán. 

MUSEOS WAL-MART: En un arte que se mueve por impulsos dialécticos entre dos polos (la anhelada autonomía y su caída en el imperio de la vida), Bürger propone un historicismo que explique las neovanguardias y Danto una reinterpretación constante como generador de diferentes narrativas. En ambos, la idea es sostener la reactualización del ready-made. Lo cual en modo alguno supone que el Arte Contemporáneo convierta la basura en arte: colchones, tiburones, botellas, zapatos, cintas, caramelos, adoquines, videos, cacerolas, manchas, ruidos, cadáveres, neones y otros mingitorios post Duchamp no son arte per-se, tornando por lo menos discutible (y con alguna frecuencia intragable) lo de Kuitca, Orozco, Minujin, Koons, Chapman, Prince, Gréaud, Hirst y siguen firmas. Pero si todo eso califica por transustantación curatorial, declaremos a Wal-Mart el museo de arte contemporáneo más grande del mundo. Pero felizmente…

EN EL CAOS NO HAY ERROR: La conquista de la libertad intelectual se cimenta en una multiplicidad de influencias y su impacto gracias al juego entre las diversas comparaciones. Y esta exposición de Susana Bouroncle funciona como brillante muestra de eso: superposiciones de apariencia pop emulsionadas por una estética que las unifica. Hasta en su soporte curvo, collage y fotomontaje trabajan en claroscuros lichtenstenianos con una permanente presencia de la alta cultura: la delicada violencia del cine negro, del expresionismo alemán, de ese fraseo romántico-fatalista tributario de la poesía hiperrealista francesa de los años 30, de ese neorrealismo italiano de los años 40. Y, claro, la aclimatación latinoamericana del pop en su desembarco en el porteño Di Tella. Y en su empalme peruano: de Aprijaskis y Mariotti al pop achorado de Huayco. Todo trabajado en clave underground dark, en los batcavers de Soho, en los oscuros ochentas del new wave (darkwave). En el gótico y su imaginería alemana grufti. En Shepard Fairey y Banksy construyendo el comic y animando el anime.

EN OLEO, LIENZO, CARTÓN Y TRUPÁN: Ritmo por repetición, saturación del tono, exaltación de las formas por contraste, claroscurización intensificada por el color, formas siluetadas por simplificación. Y entonces el hombre que cae invade la perspectiva de la mano forzada. Energía, acción, velocidad. Huellas dactilares pausando planos eclipsados por siluetas negras. Y el hombre con su alegre pesimismo, dueño de la negra incertidumbre del futuro, flagelado en su trayectoria, ensaya diferentes desplomes por espacios repletos de vacío en los que nunca termina/o de caer.

NO ES ROJO, ES SANGRE: Si la poesía es la pintura que se mueve y la música que piensa, la dimensión pictórica de Susana Bouroncle es esa fuerza que sale del volcán y se derrama en la perspectiva irradiando sustancia. Y luego todo es rojo, como la belleza cuando recibe un flechazo.

POR ESO Y MÁS: Gracias Susana: con toda esta miseria has construido este cielo.


foto: CARETAS (Exploración del eros)

5.2.11

revista BASH : futuros




[La revista BASH de Lima me entrevista sin advertirme que somos dos y el otro es ricardo arjona. entonces solo coloco mis respuestas]

¿Podrías contarnos, brevemente, cuál fue la historia detrás de la publicación de tu segundo libro? (el primero fue La caída del equilibrista)

80M84RD3R0 (léase Bombardero) fue escrito durante cuatro años en Lima, uno en Nueva York y uno en Arequipa. Rechazado en Madrid por experimental, anti-comercial y subversivo, permaneció inédito todo ese tiempo hasta que el presidente del Gobierno Regional de Arequipa dio un dinero y mis amigos otro. Entonces yo mismo lo diagramé, compré el papel y, ya en imprenta, vigilé volumen de tinta, sectorizado de tapa y cosido a la francesa. Repartí el libro en un taxi con timón cambiado y lo presenté con Lauer y Ampuero. Con la onda expansiva regresan los españoles a comprarme los derechos y, en un acto que llamaré "la venganza de Atahualpa", les doy una patada en el culo y opto por salir con los colombianos de Norma, que la re-editan en tres partes, con lo cual se demuestra que un libro de esa naturaleza puede no solo romper el mainstream sino someterlo y, lo más importante, ahorrarme la lumbalgia: cargar ese avión gordo me trituraba la espalda.

Desde aquel momento, no tan lejano en el tiempo ¿Crees que el oficio de escritor se ha transformado? ¿Te parece que esos cambios son vertiginosos?

El oficio es uno solo y consiste en romperse los dedos y volarse los sesos escribiendo. Lo que ha cambiado es el soporte. Yo siempre escribí en multimedia, inclusive  cuando tecleaba en la Olivetti de mi padre. Ahora hago metatextos sobre sábanas visuales, escribo no para que se lea sino para que se navegue. Esa es mi manera de capturar el zeitgeist.

¿Por qué decidiste utilizar elementos de ciencia ficción? ¿Piensas continuar en tus siguientes libros con temas, digamos, “futuristas”?

No necesito plantearme “ser” sci fi o escribir textos de anticipación: yo respiro un clima digital. Puesto a vivir en una atmósfera de ubicua información computarizada, entre loops, resignificantes y residuos de un aparato cultural en estallido, es natural que actúe como homo sampler. Para mí eso es realismo mágico. 


¿Crees que el mundo actual se parece mucho al que antes solo veíamos en filmes de ciencia ficción o de temática futurista? ¿Quizás en las novelas de Julio Verne o Philip K. Dick?

Bueno, los griegos ya lo habían anticipado, ¿no? Allí está Dédalus, por ejemplo. Está Cyrano, que en 1612 habla con gente en el Sol y en la Luna. Está el Baron de Münchhausen que en el siglo 18 vuela en una bala de cañón a la Luna. Es decir, el futuro fue ayer. Lo que vemos ahora como realidad son fragmentos reciclados de aquella fabulosa imaginería.

A partir de esa observación, que tú mismo subrayas muchas veces, de un “arequipeño en Lima” ¿Ves a un país más moderno? ¿Ves a un país preparado para el futuro inminente?

Seguro que estaba completamente borracho cuando subrayé eso, porque jamás me sentí de un lugar específico. Es más, ni siquiera me siento peruano o “latino”. Soy ateo, ácrata y apátrida. Solo soy secretario de mis sensaciones.
Ahora, la gran modernidad que llega al Perú está en Hiraoka, la conciencia cultural peruana es mayoritariamente medieval.

¿Cómo imaginas al Perú de aquí a, por decir, 50 años? Y, por lo tanto ¿Cómo imaginas al mundo? En relación a modo de vida, tecnología, cultura, etcétera…

En términos literarios, creo que la poesía peruana seguirá siendo ese magma que la hace universal. Pero como nación, sigo viendo al mismo país retrógrado, racista, mediocre y perdedor de siempre. En contrario, el mundo civilizado está cada día mejor, explotando la sustancia de la información, reciclando meteóricamente géneros, formas y modos de re-crear. Muerto el autor, disuelta la absurda frontera entre alta cultura y cultura de masas, el bricolage no puede ser más rico y estimulante. Por eso voy a clonarme para disfrutar a plenitud las épocas que vienen.

¿Cómo crees que será el oficio de escritor en este futuro hipotético? ¿Cómo imaginas que serán los libros y los lectores? ¿Qué características de la literatura crees que serán inalienables?

Sueño con esto (y esto es lo que quiero hacer ya): termino de escribir mi libro, aprieto “print” y me sale una mezcla de e-Book, iPad y Kindle. La subo a la órbita ciberespacial. Conecto con mis lectores en tiempo real y dejo que ellos se apropien y lo modifiquen, lo alteren, lo re-versionen. Sueño con esas esferas de temporalidad, nuevas cadenas de sentido. Sueño con la muerte, de preferencia de manera brutal, de todos los que siguen escribiendo como el último Vargas Llosa. ¿Cómo es posible que después de haber hecho obras maestras  se degrade de esta manera? Y sí, la dignidad seguirá siendo un valor inalienable: nunca escribas como marca registrada sino como artista.

Ahora, en un sentido más personal ¿Cómo te imaginas tú en el futuro, digamos en 20 ó 30 años? ¿Qué cosas te gustaría ver en el mundo del futuro?

Me gustaría embarcarme con mi hija en una de esas naves para turistas espaciales y no volver. Me imagino con ella navegando en un oleaje espacial de algoritmos. Hasta que ella crece y luego yo me pierdo para siempre.
fotos para BASH: Alonso Molina (boulevard vargas choza, barranco, nubegris, quechueslovaquia)

31.12.10

9.12.10

¡?=

2.11.10

About Snippets Reviews Features October 30th, 2010 / 2:00 pm

Literary Magazine Club


{LMC}: A Brief Reflection on Czar Gutierrez’s Bombardier
Guest Post: James McGirk

You can read a PDF of Bombardier to better participate in the discussion. Go buy NY Tyrant. If you would like to have the full PDF of NY Tyrant 8 so you can participate in this month’s LMC discussions, get in touch with me. But still, when you buy a literary magazine, an angel gets its wings.
The New York Tyrant veers closer to a glossy magazine than most literary journals. The stories are punchy, slim, trim and — with an exception or two — quite small. This is a quibble when you like what you are reading and a relief when you do not. Czar Gutierrez did not just leave me wanting, I was left reeling, holding his strange text up to the stuff I usually like — the Cheever, the Amis, the Ellroy — baffled, going through it line by line, trying to understand why I liked it, and how the hell he managed to jerk me around so much I dug pressure prints into each page.
I am quite suspicious of translations. The ones that wash ashore in the U.S. are tend too often to be finger wagging nuggets of exoticism. The last I remember actually enjoying was Michel Houellebecq. And I should have hated this excerpt of Bombardier — it begins with a trickle of semen dribbling down some poor girl’s thigh, then the camera yanks around to see two planes cross in the sky; then he pulls away further, into pure telemetry and physics… I won’t spoil the rest. Gutierrez’s control is so splendid, his craft so clean and precise, you can ignore the fact that the man is a D.J., a poet, that his website shrieks techno at you as soon as you open it, and the implied quarrel with American military power and 21st Century capitalism (which, honestly, as a Colombian he has a right to quarrel with — we Americans do meddle a bit down there).
All successful magazine brands sell not just stories, but a platonic ideal of taste; a lifestyle, an aesthetic or the appearance of being informed. Literary journals are no different. Each time I pick one up I expect a throbbing, sizzling smorgasbord of discoveries — and for once, in the New York Tyrant, I think I found what I was looking for.

Tags: Czar Gutierrez, LMC

1.11.10


VINDICACIÓN DE LA PANTPÁGINA
Vicente Luis Mora

yo he vivido
demasiado tiempo al otro lado de la pantalla
mirando el amor por los anuncios
Pablo García Casado, Las afueras

me sumergí en los mundos que se abrían al otro lado de la pantalla
Eduardo Lago, Ladrón de mapas

después de todo, quizá sea más reparador incorporarme a las hordas de zombis, vivir al otro lado de la pantalla, que consumirme aquí, en el mundo de los mortales
Juan Manuel de Prada, El silencio del patinador
Me pide Sergio Gaspar un texto sobre mi nueva novela. Vamos a comenzar dando un rodeo, y pido disculpas por ello, pero el ensayo gusta más del merodeo que del acoso.
Creo que todos, en mayor o menor medida, podemos aceptar que este párrafo del antropólogo francés Marc Augé no va muy desencaminado: “La imagen puede ser el nuevo opio del pueblo. Vivimos en un mundo de reconocimiento, no de conocimiento. Se vive realmente a través de la pantalla. Los medios de comunicación deben ser objeto de educación, no sólo un canal de información. Sólo entiendes la manipulación de las imágenes al hacer una película. Hay que aprender a leer y a escribir y también a leer y a hacer imágenes” [1]. La frase satisface a los tecnófobos (por su crítica abierta), a los tecnófilos (por cuanto, negativamente, concede a la pantalla un importancia capital) y también a quienes estamos en el nicomaqueo punto medio, conscientes del avance que suponen ciertos descubrimientos aunque siendo implacables con sus peligros y amenazas. Un lugar, creo que sensato, en el que también estarían otros narradores como Ricardo Menéndez Salmón, que dedica este excelente párrafo a la pantalla y sus repercusiones:

Estamos tan acostumbrados a que el televisor sea nuestro mediador con lo que sucede, nuestro heraldo y maestro de ceremonias, el Gran Hermano que todo lo ve, que cuando el horror penetra en nuestra casa a través de su pantalla no parece un horror tan importuno como el que nos asalta en un accidente de tráfico o durante la visita a un pabellón de esquizofrénicos. De hecho, muchos adultos sólo conocen la muerte a través del televisor, como los esclavos de la caverna sólo conocían los objetos a través de su reflejo en la pared. [2]

Es una evidencia que vivimos enfrentados a las pantallas. Delante de una de ellas escribo este texto; delante de otra usted lo lee. Trabajamos la mayoría de nosotros frente a una pantalla, la del ordenador personal, y pasamos entre dos y cuatro horas de nuestro tiempo de ocio frente a otra, la del televisor. Por no hablar de las pantallas de los cajeros automáticos, las pantallas de los expendedores de billetes de metro, de los escaparates, de los circuitos cerrados de los autobuses urbanos, de los bares, de los gimnasios, de las tiendas, de publicidad de las grandes ciudades, así como las pequeñas pantallas o displays de nuestros teléfonos móviles, de nuestros lectores digitales, de nuestros iPods, de nuestras agendas Blackberry, de nuestros microondas y lavadoras, de nuestros videojuegos o deuvedés portátiles y un inacabable etcétera. Algunas urbes como Kioto, Nueva York, Buenos Aires, Hong Kong o Londres dan la razón a Iain Chambers cuando describe a la ciudad como una “pantalla gigante”, apelando a su capacidad audiovisual, polimórfica, polisígnica, repleta de contenidos informativos o publicitarios destinados a los ojos. Somos lo que miramos, y miramos pantallas. Esto tiene numerosas consecuencias psicológicas, metafísicas, sociológicas, políticas y artísticas que examinamos en otro lugar, porque hoy no queremos hablar tanto de la influencia de las pantallas en nuestra vida como de su influencia en nuestra literatura y en nuestro modo de leer.

Desde hace tiempo, como he expuesto en varios lugares, la página del libro se ha convertido en una pantalla. Filósofos, neurobiólogos y otros científicos están debatiendo airadamente –pueden seguirse en Internet las cadenas de artículos y refutaciones entre Steven Pinker, Nicholas Carr, Douglas Roushkoff y otros aquí [3]– sobre las exactas consecuencias que los medios de comunicación y entretenimiento están produciendo sobre la estructura de nuestro cerebro; pero el debate hace referencia a formas o a grados de penetración: en ningún caso ningún neurobiólogo cuestiona que no se esté produciendo ningún cambio… Parece un tema importante, ¿no? Parece algo capital para nuestra comprensión del mundo, para nuestra percepción y, en consecuencia, parece algo medular para nuestro ser, para clarificar qué sea nuestro yo, para poder hablar sobre él, para poder afrontar una escritura que realmente sea consciente de qué significan palabras como observar, comprender, asimilar, aprehender, retener, prestar atención, interpretar, explicar, contar o narrar, ¿verdad? Eso significa, en consecuencia, que los escritores, pensadores y críticos literarios de nuestro país estarán pendientes de estos debates, estarán tomando notas y estarán intentando extraer consecuencias de todos estos cambios, ¿no es así? Se colige que, por la esencialidad de estos acuciantes problemas que atañen a lo más importante que tenemos como escritores, pensadores y hombres de cultura, esto es: nuestro cerebro y su estructura, su manera de construir y expresar el pensamiento, estos hombres de las letras dedicarán su tiempo libre a entender el poder de las pantallas, los efectos de sus ondas en el cerebro, el modo en que el cerebro procesa la información audiovisual y la diferencia entre la forma actual de hacerlo y la de hace quince años, las formas de atención, el impacto de la fragmentariedad informativa, la capacidad de respuesta de nuestro lenguaje. ¿Cierto?

Sigan soñando.

Hace tiempo que ya no me pregunto sobre los narradores españoles, como hacía al principio de La luz nueva (2007): “¿Qué leen? ¿Qué les preocupa? ¿En qué piensan? ¿Qué concepto tienen de su mundo, y de su tiempo?”. Tampoco me preocupa ya, salvo en un par de casos, qué estudian o qué leen los críticos españoles. Por mi parte, me dedico apartadamente a mis cosas.

Un sector de las cosas que me interesan es el relativo a las pantallas, nuestra influencia en ellas y su influencia de retorno en nosotros. Y, retomando lo que decía antes de sufrir mi mensual ataque de estupefacción, la página literaria es ahora una pantalla, y lo es en al menos dos sentidos.

Uno, impepinable, es que ya no leemos como San Ambrosio, según la descripción agustiniana, sino que leemos la página como si fuera una pantalla. Esto no quiere decir que no seamos capaces de leer las palabras de izquierda a derecha y de arriba abajo (dependiendo de la lengua de lectura), sino que esta es la más común pero no la única manera en que lo hacemos, y de hecho nuestro cerebro antes de comenzar a leer la primera línea procesa brevísimamente la página entera, por si de la información visual completa pudiera desprenderse algún tipo de mensaje o código ideográfico. No lo digo yo, lo dicen los neurocientíficos… y el sentido común ya lo decía antes de que ellos realizasen sus pruebas.

Dos, menos habitual, pero también documentable empíricamente, es que para muchos escritores la página se ha convertido en una pantalla. Se escriben páginas teniendo clara su condición de imagen (desde Sterne o desde Simmias, según los siglos o milenios que queramos echarnos atrás), pero en nuestro día esa imagen ya no apela (como en Sterne o en los golpes de dados mallarmeanos o en los caligramas de Apollinaire), a la imagen estática de la pintura, sino que se refiere a la imagen construida, temporal o dinámica proveniente de los medios de comunicación de masas. Doy por hecho que el lector ha leído a Deleuze, Didi-Huberman, Flusser, Maldonado, Barthes, Molinuevo, Rodríguez de la Flor, Brea y demás teóricos de la imagen, porque la imagen es muy importante también en nuestros días y en nuestra formación y sé que los escritores y críticos españoles, sobre todo los últimos, saben muchísimo de todo, incluso de literatura. De ahí que escritores muy dispares de distintos países sean ya conscientes desde hace algún tiempo de que el futuro de la literatura no sólo pasa por las pantallas de los ebooks (pantalla como soporte) sino que también pasa por la pantalla, entendida a su vez de dos formas, como destino y como marco.

La pantalla como destino ya saben lo que es: escribir narrativa para cine, para televisión o para videojuegos. Cada vez hay más personas inteligentes que reconocen que hay narrativa de verdad en los medios actuales, y que Faulkner era igual de brillante en Las palmeras salvajes que en su adaptación de El sueño eterno para la gran pantalla; quizá no falte quien diga que incluso tiene más talento en la segunda, pero no seré yo porque ya estoy haciendo suficientes amigos con el resto del artículo. Decía que cada vez más gente sensata reconoce que hay series e incluso videojuegos con unas narrativas elaboradas, fantásticas y complejas, lo que nos tranquiliza porque hubo un momento en que nos llamaban locos a quienes lo decíamos desde el principio. Pues en estos casos la pantalla es más un destino que un marco de la escritura.

De esto queremos hablar, no de la pantalla como destino, sino como marco. En realidad íbamos a hablar de Alba Cromm (2010, disculpen la interrupción publicitaria), que es lo que nos pidió Sergio Gaspar, nuestro generoso anfitrión, pero siempre encontramos algo más interesante para reflexionar que la obra propia (como le sucede, bien es sabido, a todos los escritores). La pantalla como marco nos deja por fin abierta la referencia a ese extraño neologismo, la Pantpágina, con el que hemos titulado esta deriva logorreica. Pantpágina es la abreviatura de pantalla y página, que también podría haber sido Pantapágina o Pagtalla, si no dieran pábulo estas últimas monstruosidades terminológicas a ciertos bufones, muy abundantes en la vida intelectual española, que en vez de publicar ensayos o teoría se dedican a hacer chistes y juegos de palabras sobre el pensamiento de los demás. Pantpágina evita los chistes –creo, son tan ingeniosos estos chicos– y, sobre todo, enfatiza el prefijo pan, palabra griega que significa todo y que es muy querida para nosotros por haber dado pie a otro neologismo teórico, Pangea (Fundación José Manuel Lara, 2006), con el que comenzamos nuestra investigación en marcha sobre todos estos temas (el crítico debe inventar su lenguaje, como el escritor debe recrear su lengua literaria o como la Filosofía, lo dijo Wittgenstein, es una “crítica del lenguaje”; la crítica literaria debe ser la crítica de la crítica del lenguaje, una metacrítica del discurso).

La Pantpágina es una página total, lo que apela a su condición de marco, de recipiente u odre en el que el narrador o poeta actual puede introducir no sólo todo lo que quiera, sino todo lo que hay (si bien no en la misma página, evidentemente). Es decir, del mismo modo en que una pantalla de televisión puede emitir de forma sucesiva todo lo que existe (si son conceptos abstractos basta con que alguien aparezca en la pantalla apelando a ellos), incluida a sí misma, como en algunas de las piezas de Nam June Paik, la página para algunos narradores es el lugar metafísico donde comienza el retrato total del mundo en que nos encontramos. Para ello los mecanismos de reproducción serán unas veces textuales o más bien escritos (entendemos el texto de la manera más amplia posible, el internexto aquí [4] descrito), otras visuales, y otras indistintamente escritos y visuales. La tecnología actual permitirá en breve que en los libros electrónicos la Pantpágina pueda contener todo esto: palabras, imagen estática, imagen en movimiento, sonido y enlaces hipertextuales vía internet, todo junto o por separado. Es decir, gracias al ebook la literatura va a ser una forma de arte total como lo eran el cine o la ópera, si bien ni el cine ni la ópera podían enlazarse en tiempo real de forma interactiva con otras películas o composiciones (propias o ajenas). Por favor, espero que nadie compare una “referencia” o una “cita intertextual” con un hiperenlace digital: supongo que todos ustedes han leído a G. P. Landow y por eso saben ya que las referencias intertextuales las hacen sólo los directores o escritores dentro del texto o filme original, mientras que en el enlace hipertextual es cualquier receptor (el lector, en este caso) quien dirige el proceso interactivo de ampliación de horizonte creativo o alusivo, creando lecturas (u obras) distintas. Es decir, que la literatura va a ser en apenas unos meses –o puede llegar a ser– la forma de arte total más completa y compleja de toda la historia de la humanidad, quitando la razón a los agoreros que decían que la literatura iba a desaparecer. No, ni la literatura ni la novela ni la poesía van a desaparecer, porque todas las circunstancias, como siempre, desde siempre, son favorables a que tenga un lugar de privilegio. No predominante, de acuerdo, pero sí destacado. Hay muchas circunstancias que animan a defender esta polémica hipótesis; por no extendernos citaremos sólo la más importante, la última Thule racional que explica por qué ha existido literatura (oral o escrita) desde que el hombre ha configurado satisfactoriamente su lenguaje, hace 600.000 años para las formas más embrionarias o 35.000 para las más próximas a las nuestras:
Porque la literatura es la forma más sencilla, rápida, barata y directa que existe de hacer arte comunicable.
Se hace en su forma más básica con algo que todo el mundo tiene, como apuntó con su agudeza habitual Karl Kraus: palabras.
En nuestros días, cuando no sólo la recepción, sino también la creación de imágenes se ha vuelto sencilla y hasta las abuelas más longevas son capaces de hacer fotos digitales con soltura, la imagen también puede incorporarse, y lo está haciendo de modo natural, a la expresión artística comunicable de contenidos. Ello implica que la construcción del discurso textovisual es asequible y, lo que es más importante, no sólo todo el mundo puede hacerla, sino que todo el mundo la comprende de forma instantánea y natural, puesto que los periódicos y revistas primero y la televisión después ya nos ha acostumbrado desde hace décadas a ver imágenes y texto sin solución de continuidad. La conclusión es todo un cosmos de formas novedosas de literatura compuestas de pantpáginas: novelas como Only Revolutions, de Mark Danielevski, que ya no se leen, sino que se navegan (Germán Sierra dixit); libros configurados como bases de datos (Lev Manovich); libros en que la imagen es tan o más significativa que las palabras empleadas (Salvador Plascencia, Carlos Labbé, Javier Fernández, Jonathan Safran Foer); libros construidos (César Gutiérrez, 80M84RD3R0); proyectos literarios con vídeo real (trilogía Nocilla, de Fernández Mallo) o reproduciendo vídeos falsos de Youtube (Crónica de viaje, de Jorge Carrión); novelas con doble versión, digital y en libro (Gamer Theory, de McKenzie Wark; El libro flotante de Caytran Dölphyn, de Leonardo Valencia); novelas gráficas; blogonovelas (Claudia Apablaza, Cristina Rivera Garza, Hernán Casciari, Claudia Ulloa); novelas organizadas como una revista que requieren de Internet para ser entendidas por completo (una aparecida en Seix Barral este año), etc. Como puede verse, hay autores de muchos países distintos involucrados en este proceso cuántico (disculpen la metáfora científica gratuita, o quizá no tan gratuita) que lleva del texto tradicional a la Pantpágina.
Queda por decir qué opina la crítica española al uso de todo esto, en el dudoso caso de que la crítica española al uso haya leído alguno de los libros anteriormente citados (o haya leído los libros, recorrido los cómics, visto las películas o visitado las páginas web que hacen falta para entender aquéllos); pero para eso está el maestro Brecht, que tiene el rarísimo valor de dejar en tres líneas al descubierto todas las hipocresías, falsedades, ignorancias y anacronismos que laten debajo de una situación concreta. La cita de hoy de Brecht es ésta:
“Desde el punto de vista puramente formal, la nueva crítica ha de analizar qué falsificaciones de la realidad se pueden producir cuando se emplean determinadas formas artísticas (viejas)” [5].
Entendamos la gravedad del problema: la crítica literaria española al uso…
¡Aplaude y apoya las formas viejas y pone en cuestión las nuevas!
¡Las nuevas!
Muchos abrazos a todos.

NOTAS
[1] Marc Augé, entrevistado por El País, 23/06/2007, p. 52.
[2] Ricardo Menéndez Salmón, El corrector; Seix Barral, Barcelona, 2009, p. 33.
[3] http://www.edge.org/discourse/mind_media.html
[4] http://vicenteluismora.blogspot.com/2010/05/el-concepto-de-internexto.html

Vicente Luis Mora (Córdoba, España, 1970) es Doctor en Literatura Española Contemporánea y ejerce la crítica en su blog Diario de Lecturas y en revistas como Ínsula, Quimera, Mercurio, Clarín, Siglo XXI, Cuadernos del Sur y varios medios digitales. Ha publicado la novela Alba Cromm (Seix Barral, 2010), el libro de relatos Subterráneos (DVD, 2006, premio Andalucía Joven de Narrativa 2005), la novela en marcha Circular 07. Las afueras (Berenice, 2007), y los ensayos Singularidades. Ética y poética de la literatura española actual (Bartleby, 2006), Pangea. Internet, blogs y comunicación en un mundo nuevo (Fundación José Manuel Lara, 2006), La luz nueva. Singularidades de la narrativa española actual (Berenice, 2007), y Pasadizos. Espacios simbólicos entre arte y literatura (I Premio Málaga de Ensayo, Páginas de Espuma, 2008). Sus últimos poemarios hasta el momento son Nova (Pre-Textos, 2003), Construcción (Pre-Textos, 2005) y Tiempo (Pre-Textos, 2009).